TMS : anticipez dès maintenant pour préserver la santé de vos équipes et la performance de votre entreprise

Publié le 17 avril 2026

Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé au travail. À partir du 13 avril, Assurance Maladie – Risques professionnels relance une campagne nationale pour rappeler un message essentiel : les TMS peuvent être anticipés et évités.

TMS : Des troubles fréquents mais évitables

Souvent silencieux à leurs débuts, les TMS s’installent progressivement. Pourtant, ils représentent 88 % des maladies professionnelles reconnues. Malgré cette prévalence élevée, ils ne sont pas inéluctables : des actions concrètes permettent de limiter leur apparition et leurs impacts.
Cette campagne vise à sensibiliser les entreprises à l’importance d’agir tôt, dès les premiers signaux : augmentation des accidents, douleurs persistantes, arrêts de travail répétés sur certains postes… Autant d’indicateurs à ne pas négliger.

Des solutions accessibles à toutes les entreprises

Quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité, les entreprises peuvent s’appuyer sur des dispositifs proposés par Assurance Maladie – Risques professionnels :
  • des outils numériques d’aide à l’évaluation,
  • des formations adaptées,
  • des dispositifs de financement.
Les retours d’expérience sont sans appel : une démarche de prévention bien menée permet de réduire l’absentéisme et le turnover, d’améliorer l’engagement des équipes, de renforcer le dialogue social et de valoriser l’attractivité des postes.

Structurer une démarche de prévention efficace contre les TMS

1. Établir un diagnostic initial

La première étape consiste à analyser la situation de l’entreprise face aux TMS. Des outils dédiés permettent de réaliser cet état des lieux et de compléter l’évaluation des risques déjà menée dans le cadre du DUERP.

2. Définir un cadre et mobiliser les acteurs

La réussite d’une démarche repose sur l’implication collective. Il est essentiel d’informer et d’associer l’ensemble des collaborateurs.
Plusieurs actions sont à mener :
  • formaliser un projet de prévention clair,
  • identifier les compétences internes disponibles,
  • former les acteurs clés (dirigeants, référents, salariés).
Cette mobilisation collective garantit la pérennité des actions engagées.

 

 

3. Identifier les situations prioritaires

Toutes les situations de travail ne présentent pas le même niveau de risque. Il est donc nécessaire de cibler en priorité les postes ou activités les plus exposés afin de concentrer les efforts là où ils seront les plus efficaces.

Des aides financières pour accompagner les entreprises

Pour soutenir les démarches de prévention, des dispositifs de financement existent, notamment la subvention dédiée à la prévention des risques ergonomiques. Celle-ci peut couvrir :
  • des actions de sensibilisation,
  • des formations internes,
  • le temps consacré à un référent prévention,
  • la réalisation d’un diagnostic ergonomique par un expert.
Ces aides permettent de lever les freins financiers et d’engager plus facilement des actions concrètes.

Analyser en profondeur et agir durablement

Une fois les priorités définies, l’entreprise doit conduire une analyse approfondie des situations de travail afin de construire un plan d’action adapté.
Cette phase peut inclure :
  • un diagnostic ergonomique détaillé,
  • la mise en place d’équipements adaptés,
  • l’accompagnement par des intervenants spécialisés.
Selon les projets, des aides complémentaires peuvent également être mobilisées pour soutenir ces investissements.

Suivre les résultats et ajuster les actions

Mettre en place des actions ne suffit pas : il est indispensable d’en mesurer les effets dans le temps. Le suivi régulier permet :
  • d’évaluer l’efficacité des mesures mises en œuvre,
  • d’identifier de nouveaux risques,
  • d’ajuster les actions en continu.
Cette logique d’amélioration continue est au cœur d’une prévention durable.

Inscrire la prévention dans la durée

Pour pérenniser la démarche, plusieurs leviers sont essentiels :
  • maintenir et développer les compétences internes,
  • suivre des indicateurs de performance,
  • détecter régulièrement de nouvelles situations à risque,
  • communiquer auprès des équipes et des représentants du personnel.
La prévention des TMS s’inscrit dans le temps long et participe pleinement à la qualité de vie au travail.
En agissant dès aujourd’hui, les entreprises protègent à la fois la santé de leurs collaborateurs et leur performance globale. Les TMS ne sont pas une fatalité : ils peuvent être anticipés, compris et maîtrisés.