Un DUERP ancien, des habilitations non suivies ou des consignes qui ne correspondent plus aux situations de travail peuvent créer un écart entre la conformité affichée et la prévention réellement appliquée. Un audit en santé et sécurité permet d’identifier ces écarts, d’en apprécier les conséquences et de construire un plan d’action priorisé.
À quoi sert un audit en santé et sécurité ?
L’audit santé sécurité est une évaluation structurée de l’organisation, des documents et des pratiques de l’entreprise. Il compare la situation observée aux exigences réglementaires applicables et aux mesures de prévention attendues. L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent notamment la prévention des risques, l’information, la formation et la mise en place d’une organisation adaptée. L’audit ne remplace donc ni l’évaluation des risques ni le DUERP. Il vérifie leur cohérence, leur actualisation et leur traduction dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise.
Quels éléments faut-il contrôler pendant l’audit ?
Le périmètre dépend de l’activité, des équipements, des effectifs et des risques présents. Il doit néanmoins couvrir plusieurs dimensions du management de la santé et de la sécurité.
- Le DUERP, les unités de travail et la méthode de cotation des risques.
- Les programmes ou listes d’actions de prévention issus de l’évaluation.
- Les formations, habilitations, autorisations et recyclages nécessaires.
- Les consignes d’urgence, l’accueil sécurité et l’organisation des secours.
- Les vérifications périodiques, registres et documents de traçabilité.
- La participation des managers, salariés, membres du CSE et acteurs de la prévention.
Un audit préalable en santé et sécurité peut venir alimenter la démarche de création ou de mise à jour du DUERP. Le Code du travail prévoit que les résultats de l’évaluation soient transcrits et mis à jour dans le DUERP. Celui-ci doit inventorier les risques identifiés dans chaque unité de travail.
Comment conduire l’audit de manière opérationnelle ?
Une démarche utile ne se limite pas à examiner des dossiers. Elle associe analyse documentaire, entretiens et observations sur le terrain.
| Étape | Objectif | Livrable attendu |
|---|---|---|
| Cadrage | Définir les sites, activités et exigences à examiner | Périmètre et grille d’audit |
| Analyse documentaire | Vérifier la présence, l’actualité et la cohérence des documents | Liste des preuves et écarts |
| Observation terrain | Comparer les procédures aux situations de travail réelles | Constats opérationnels |
| Priorisation | Classer les écarts selon les risques et l’urgence | Plan d’action hiérarchisé |
| Suivi | Contrôler la réalisation et l’efficacité des mesures | Tableau de pilotage |
L’INRS recommande d’identifier, de recenser, d’analyser puis d’apprécier les risques afin de définir les mesures de prévention appropriées. Les actions doivent ensuite être hiérarchisées selon les risques évalués et les moyens mobilisables.
Quand faut-il déclencher une nouvelle vérification ?
Une revue est particulièrement utile après un accident, une réorganisation, l’introduction d’un équipement, l’ouverture d’un site ou l’évolution d’un procédé. Elle doit également intervenir lorsqu’une nouvelle information modifie l’appréciation d’un risque. Le DUERP est mis à jour au moins chaque année dans les entreprises d’au moins onze salariés, lors d’un aménagement important modifiant les conditions de travail, ou lorsqu’une information supplémentaire sur un risque est portée à la connaissance de l’employeur. La périodicité d’un audit interne doit cependant être définie selon les risques et les changements de l’organisation. Attendre une échéance fixe peut laisser subsister un écart significatif.
Comment SOFIS transforme les constats en actions de prévention ?
SOFIS accompagne les organisations dans l’analyse de leur contexte, l’examen du DUERP, l’observation des situations de travail et la formalisation d’un plan d’action. L’objectif est de relier chaque constat à une mesure réaliste, à un responsable et à une échéance. L’intervention peut être complétée par une formation à l’évaluation des risques professionnels, afin de développer les compétences internes nécessaires au suivi de la démarche. Un accompagnement en prévention des risques permet également d’inscrire les corrections dans la durée et d’instaurer une culture sécurité portée par les managers et les équipes.
Questions fréquentes sur l’audit réglementaire santé sécurité
Un audit réglementaire santé sécurité est-il obligatoire ?
La réalisation d’un audit portant cette dénomination n’est pas une obligation générale. En revanche, l’employeur doit évaluer les risques, assurer la sécurité des salariés et mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées. L’audit constitue un moyen structuré de vérifier le respect de ces obligations.
Quelle différence existe entre un audit et le DUERP ?
Le DUERP formalise les résultats de l’évaluation des risques professionnels. L’audit vérifie un périmètre plus large : qualité du DUERP, conformité documentaire, organisation, formations, pratiques de terrain et suivi des actions.
Qui doit participer à l’audit sécurité ?
La direction, les responsables RH ou QHSE, les managers, les salariés concernés et les représentants du personnel peuvent être associés. Leur participation permet de confronter les documents aux réalités des postes et des activités. Pour examiner votre niveau de conformité et construire un plan d’action adapté, vous pouvez demander un devis à SOFIS.