Le 25 janvier a marqué la Journée nationale de lutte contre le sexisme en France. Si cet événement annuel permet de mettre en lumière des comportements persistants, l'enjeu pour les entreprises est de transformer cette sensibilisation en une culture de prévention durable. Chez SOFIS, nous sommes convaincus que la santé et la sécurité au travail passent aussi par un environnement de travail respectueux, exempt de tout agissement sexiste.
Le sexisme en entreprise : un état des lieux alarmant
Malgré les évolutions législatives, les chiffres montrent que le chemin reste long. Selon le 7ème état des lieux du sexisme en France (Haut Conseil à l’Égalité, 2025), le monde du travail demeure un terrain où les préjugés et les comportements déplacés s’enracinent :
- 80 % des femmes salariées considèrent que les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes sexistes au travail.
- 37 % des femmes ont déjà vécu des situations de non-consenti (propos sexuels, contacts physiques non désirés) dans le cadre professionnel.
- Pourtant, seulement une femme sur cinq ose signaler ces agissements à sa direction ou aux ressources humaines.
Ces chiffres soulignent une réalité brutale : le sexisme n’est pas qu’une question de « petites blagues », c’est un risque psychosocial majeur qui impacte la santé mentale, la motivation et, in fine, la performance des équipes.
Obligations légales : le rôle du Référent Harcèlement
Depuis la loi « Avenir Professionnel » de 2018, la lutte contre ces agissements est devenue une obligation structurée. Toute entreprise, quel que soit son effectif, doit désigner un référent harcèlement sexuel et agissements sexistes au sein du Comité Social et Économique (CSE). Pour les entreprises de plus de 250 salariés, un second référent côté direction doit également être nommé.
Cependant, être nommé « référent » ne suffit pas. Pour être efficace, ce dernier doit être capable de :
- Distinguer légalement l’agissement sexiste, le harcèlement sexuel et l’agression sexuelle.
- Repérer les signaux faibles au sein des services.
- Accueillir la parole des victimes avec neutralité et bienveillance.
- Orienter les signalements vers les procédures internes adéquates.
Le référent est les yeux et les oreilles de la prévention, mais il faut lui donner les moyens d’agir, et le former.
Pourquoi la formation est le premier rempart de l'entreprise ?
Le sexisme se nourrit souvent du silence ou de la méconnaissance des limites. Former vos référents (et vos équipes), c’est avant tout briser le tabou.
Une formation spécialisée permet de sécuriser juridiquement l’employeur. En cas de litige, l’entreprise doit prouver qu’elle a mis en œuvre des actions de prévention et d’information (Article L1153-5 du Code du travail). Mais au-delà de la conformité, c’est un message fort envoyé à vos salariés.
Formez-vous à distance avec SOFIS
SOFIS propose une formation spécifique pour les référents harcèlement en format inter-entreprises à distance.
Cette session en visioconférence permet d’échanger avec des participants d’horizons divers, de partager des retours d’expérience et de s’approprier des outils concrets de détection et d’intervention, le tout sans contrainte de déplacement.